GameMaker va devenir gratuit pour vendre ses jeux avec GMRT
Dès le 1er janvier 2027, GameMaker permettra de vendre ses jeux gratuitement avec GMRT. Voici ce qui change, et les exceptions à connaître.

Créer un jeu gratuitement, c’est bien. Pouvoir ensuite le vendre sans acheter une licence du moteur, c’est encore mieux.
GameMaker vient d’annoncer un changement qui va dans ce sens. À partir du 1er janvier 2027, son nouveau runtime GMRT sera gratuit pour un usage commercial sur ordinateur, mobile, web et GX Games. Pour les projets concernés, il ne sera donc plus nécessaire d’acheter une licence Professional pour commercialiser son jeu. Annonce officielle de GameMaker
Bonne nouvelle, donc. Mais il y a quelques précisions à comprendre avant de ressortir un ancien projet.
Ce qui change concrètement
GameMaker permet déjà de créer et de distribuer gratuitement des jeux non commerciaux. Jusqu’ici, pour vendre son jeu hors consoles, le modèle reposait sur une licence Professional à achat unique, annoncée à 99,99 dollars, avec une tarification régionale. FAQ sur les licences GameMaker
Le changement annoncé supprime cette étape avec GMRT.
Prenons un petit jeu que vous développez sur votre temps libre. Au départ, vous cherchez surtout à obtenir un personnage agréable à contrôler, quelques niveaux et une boucle de jeu qui fonctionne. La question de la vente viendra peut-être plus tard.
Si vous décidez ensuite de vendre ce petit jeu, vous n’aurez plus à acheter une licence Professional pour le faire avec GMRT. Cela ne fera évidemment pas disparaître le travail nécessaire pour terminer le jeu, mais c’est une contrainte en moins.
Pourquoi parle-t-on de GMRT ?
Le runtime est la partie du moteur qui fait fonctionner le jeu une fois lancé. Il prend notamment en charge l’exécution du programme et l’affichage.
L’annonce concerne GMRT, la nouvelle génération de runtime de GameMaker. Elle ne rend pas automatiquement gratuits tous les usages de l’ancien runtime GMS2. La licence Professional conserve son rôle pour commercialiser les jeux qui utilisent ce dernier.
Autre exception, les consoles. Leur export demandera toujours une licence Enterprise ainsi que les autorisations des constructeurs. GameMaker précise également que les tarifs des offres existantes ne changent pas. Détails de l’annonce officielle
Si vous avez déjà un jeu en cours, le bon réflexe sera donc de regarder le runtime utilisé et vos plateformes de sortie avant de décider quoi que ce soit.
GMRT poursuit toutefois son déploiement en bêta sur les différentes plateformes. Avant de lui confier un projet, mieux vaut vérifier que les fonctions et les exports dont vous avez besoin sont disponibles.
Un accès au code source également annoncé
Cette évolution s’inscrit dans la continuité de l’accès au code source de GMRT annoncé plus tôt cette année. GameMaker confirme qu’il concernera tous les niveaux d’offre. Les détenteurs d’une licence Professional bénéficieront en plus de l’accès aux sources du runtime GMS2. Annonce de GameMaker
Pour un débutant, ce ne sera probablement pas la première chose à explorer. Il y a déjà de quoi faire avec les collisions et les ennemis qui traversent les murs.
Pour des développeurs plus expérimentés, pouvoir consulter le fonctionnement interne du moteur peut en revanche aider à comprendre un comportement ou à étudier une adaptation particulière. Les possibilités exactes dépendront des conditions de licence associées à cet accès.
Une bonne occasion de s’y intéresser
Cette annonce donne une raison supplémentaire d’essayer GameMaker si vous l’aviez laissé de côté à cause de son modèle commercial.
Elle ne suffit pas, à elle seule, à justifier de changer de moteur au milieu d’un projet. Un outil se choisit aussi pour sa manière de travailler, les plateformes visées et le temps qu’on est prêt à consacrer à son apprentissage.
Mais pour un futur projet, pouvoir apprendre, construire un jeu puis envisager de le vendre avec le même outil, sans achat de licence Professional avec GMRT, est une évolution bienvenue.
Il restera à terminer le jeu. Et cette partie-là demande toujours un peu plus qu’un changement de tarif.